Concours rédacteur territorial plus difficile en 2025 ?
Aujourd’hui, à date de rédaction de cet article, nous sommes en droit de nous poser la question suivante ou de poser cette affirmation « le Concours rédacteur territorial plus difficile en 2025 ? ». Certains indicateurs donnent à penser que cela sera le cas. Nous allons rentrer dans le détail dans cet article.
Concours rédacteur territorial plus difficile à cause de la prochaine loi de finances 2025
La prochaine loi de finances 2025 ne présage rien de bon pour les finances des collectivités territoriales.
En effet, afin de redresser les comptes publics et réduire sa dette et son déficit, l’Etat avait prévu un effort des collectivités territoriales à hauteur de 5 milliards d’euros.
Cela se traduit sur le terrain par des baisses conséquentes des budgets pour les collectivités territoriales. Pour certaines régions, cela représente une perte de 150 millions d’euros, pour certains départements 80 millions d’euros, pour des métropoles aux alentours de 50 à 60 millions d’euros, pour des grandes villes entre 5 et 10 millions d’euros et pour des collectivités de plus petites tailles, des centaines de milliers d’euros.
A ce jour, la nouvelle mouture de la loi de finances 2025 n’est pas encore passée, mais on peut se douter, au regard de la situation budgétaire du pays, que les collectivités territoriales seront également actrices de l’effort de réduction.
impact sur le concours rédacteur territorial en 2025
Cet effort financier demandée aux collectivités territoriales va donc avoir un impact sur le budget des collectivités territoriales, leurs projets politiques et les moyens opérationnels pour ces mêmes projets. Un des leviers de réduction des dépenses sera aussi la gestion de la masse salariale. Par conséquent, des départs à la retraite ne seront pas remplacés. Certaines collectivités ne renouvellent pas leurs CDD. Le département Haute-Garonne a fait le choix de supprimer 500 CDD sur un effectif de 7000 agents en novembre 2024, en raison de la baisse des DMTO, droits à mutation à titre onéreux, suite à l’inflation et à la chute des ventes immobilières mais aussi en prévisionnel de la loi de finances 2025. Tout est imbriqué.
Les centres de gestion interrogent les collectivités territoriales pour connaître leur plan de recrutement. Cela permet ainsi aux CDG de déterminer le nombre de postes ouverts aux concours. Au regard de la situation et des raisons évoquées ci-dessus, on peut s’attendre à un nombre de postes moindre et un niveau au concours par conséquent plus haut. Car les collectivités ont pour l’instant des difficultés à faire des projections réelles de recrutement et sont contraintes et invitées indirectement à la prudence. De plus, notre société connaît l’inflation avec des fermetures d’entreprise, de la casse sociale, du chômage et par ricochet un intérêt renouvelé pour le statut refuge et protecteur du fonctionnaire.
C’est pourquoi, il risque d’y avoir un effet ciseaux avec plus de candidats et un taux de présence élevé, ainsi qu’un nombre de postes ouverts en baisse avec une hausse des seuils d’admission et d’admissibilité des concours. C’est pourquoi le concours rédacteur territorial risque d’être plus difficile en 2025.

